Valeurs humaines - Juin 2026 - N° 188

Kosen rufu est la lutte
la plus joyeuse qui soit

Cette année, les célébrations du 45e anniversaire du Jour de la relation de maître et disciple en Europe, et plus tard, le 65e anniversaire de la première venue de Daisaku Ikeda sur le sol européen, sont des occasions de régénérer notre détermination à avancer, de prendre un nouvel élan, de croire dans la réalisation de kosen rufu là où nous vivons. On ne peut envisager notre idéal comme un point d’arrivée mais comme une construction permanente, partout où il y a des êtres vivants, partout où la souffrance humaine s’exprime et éclabousse l’environnement de sa noirceur. Il est donc vital, pour poursuivre nos efforts, de prendre régulièrement un nouveau départ dans notre cœur, qui, parce qu’il est humain, peut en venir à s’épuiser.

La puissante énergie vitale issue du grand univers, caractérisée par la liberté et la joie pure, peut être puisée à chaque instant, exempte de fatigue et de désespoir, et nous pouvons la faire jaillir en nous par la foi. Nous l’éveillons, qu’on le veuille ou non, lorsque nous récitons sincèrement Nam-myoho-renge-kyo.

Alors que les conflits s’enlisent sur notre continent et à ses portes, que la violence continue de se répandre, rester inébranlable dans sa conviction de paix est en soi un défi. Il nous faut rester attentifs pour ne pas nous laisser happer dans les voies de l’obscurité.

La réponse du bouddhisme de Nichiren demeure pourtant lucide et immuable : aucun karma, même le plus obscur qui soit, ne peut épasser la puissance de la sagesse du Bouddha. C’est par la manifestation de l’état de bouddha et le développement de notre profonde humanité que nous résolvons tous les conflits. Ainsi, nos transformations personnelles contribuent à renforcer un mouvement collectif vertueux qui, à terme, peut renverser les dynamiques de conflits, même à grande échelle. Seul, le vœu du Bouddha, kosen rufu, peut résonner plus fort que la guerre. La clé est, et sera toujours, la foi que l’on cultive en récitant Daimoku avec conviction devant le Gohonzon que Nichiren Daishonin nous a légué, et en dirigeant nos pensées, nos actions et nos paroles vers la réalisation de kosen rufu.

Au moment de son envol vers le pic de l’Aigle 1, Daisaku Ikeda avait remporté la victoire ultime : achever les fondations du mouvement de kosen rufu dans le monde entier. Les pages de La Nouvelle Révolution humaine 2 révèlent que toutes les actions qu’il a menées ont engendré des accomplissements durables. Il est certain que l’avenir verra encore de nouvelles réalisations issues des graines qu’il a plantées. Aujourd’hui, c’est à chacun de faire sienne sa vision et de s’élancer avec joie sur la voie qu’il a ouverte, convaincu qu’elle mène à la victoire de toute l’humanité.

Florence Dinh,
Rédactrice en chef


1. Le pic de l’Aigle est le lieu où Shakyamuni prêcha le Sûtra du Lotus. On l’appelle aussi terre pure du pic de l’Aigle, et il symbolise la terre de bouddha ou état de vie éternel de la bouddhéité.
2. Roman rédigé par Daisaku Ikeda en 30 volumes, La Nouvelle Rÿvolution humaine relate l’histoire du mouvement Soka entre 1960 et 2001 à travers le monde


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