Valeurs humaines - Mars 2026 - N° 185

Retrouver la fraîcheur
de nos débuts

Chères lectrices, chers lecteurs,

Mars annonce l’arrivée des couleurs chatoyantes du printemps. Avec lui, bientôt un nouvel air, de nouvelles pousses vont éclore, prélude à un vent de renouveau réjouissant. Mars est le mois de la jeunesse du mouvement Soka, en référence au 16 mars 1958, date à laquelle Josei Toda, deuxième président de la Soka Gakkai, confia aux jeunes la responsabilité de poursuivre le dessein de kosen rufu. Ce jour-là, lors d’une cérémonie organisée dans l’urgence au pied du mont Fuji, par une matinée glaciale, il rassembla la jeunesse autour de lui et posa un fondement décisif pour l’avenir du mouvement à travers le monde. Ce fondement repose sur un principe clair : chaque génération de pratiquants est appelée à faire confiance aux jeunes, à soutenir leur vision et à encourager leur créativité. Car ce sont eux qui, à chaque époque, sont le plus directement en prise avec l’air du temps, ses mutations et ses innovations – eux qui sont les mieux placés pour penser l’avenir et porter les transformations profondes de la société déjà en germe aujourd’hui.

Cette année, pour marquer cet « esprit jeune » empreint de sincérité, de vitalité et d’enthousiasme, nous vous proposons de retrouver la fraîcheur des premiers pas sur la voie de la croyance bouddhique. Qu’est-ce qui peut motiver une personne à s’engager sur le chemin de la foi, à vouloir réaliser sa révolution humaine ? C’est bien souvent qu’en commençant à réciter Daimoku, sans a priori, en peu de temps, la vie change. Le vécu de certains est manifeste : des bienfaits concrets se réalisent. Pour d’autres, cela se traduit par un changement de leur condition intérieure, où énergie, espoir et clarté sont retrouvés. Mais quelles que soient la forme ou l’intensité de ces changements, commencer à pratiquer le bouddhisme appelle immanquablement l’état de bouddha à se manifester, et à la joie profonde qui le caractérise de nous imprégner profondément, pour la première fois. Ainsi la décision de s’engager en recevant le Gohonzon mûrit à mesure que grandit la certitude d’avoir trouvé le moyen d’affronter la vie avec confiance.

Ce bouddhisme n’existe que pour redonner aux êtres humains leur capacité de vivre heureux avec les autres. Nichiren écrit : « [Avoir foi en la Loi merveilleuse] c’est la seule gloire qui mérite d’être recherchée dans l’existence présente et c’est l’acte qui vous conduira vers la bouddhéité dans la prochaine. Récitez résolument Nam-myoho-renge-kyo et exhortez les autres à faire de même ; c’est le seul souvenir que vous conserverez de votre vie actuelle en ce monde humain1. »

Florence Dinh,
Rédactrice en chef


1. Questions et réponses sur la foi dans le Sûtra du Lotus, Écrits, 65.


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